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  • Association Aquaverde

    1 ARTICLE

    de la collection Amérique acheté

    2 €

    Reversés

    A L'ASSOCIATION

    Aquaverde

    L'association

    L’association AQUAVERDE est une association à but non-lucratif fondée en 2002 dont le siège est à Genève.

    L’association investit ses efforts en priorité à la sauvegarde de la forêt Amazonienne, ce trésor de biodiversité demeurant l’une de pièces maîtresses de la régulation climatique planétaire et constituant avec son fleuve l’Amazone, ses centaines d’affluents et ses sources, le quart des réserves d’eau douce potable de la planète.

    Elle a pour but de promouvoir et de soutenir toute initiative visant à apporter une dimension nouvelle de l’interaction entre l’homme et l’environnement dans la perspective du développement durable et de la dignité des peuples, pour la sauvegarde de la vie humaine sur la planète.

    L’association soutient des projets alliant la reforestation à une économie de développement durable pour les populations locales en proposant des alternatives économiques et sociales à la destruction de la forêt.

    L’objectif général que suit l’association est d’induire et de promouvoir de nouvelles visions de la coopération au développement et des relations internationales par la réalisation d’actions de communication basées sur la réciprocité.

    Comment ?

    L’association Aquaverde a une action sociale auprès de tribus indigènes d’Amazonie qui consiste à les rémunérer pour la plantation d’arbres sur leurs territoires indigènes sécurisés, dans des zones déforestées par les colons dans le passé.

    Cela permet aux indigènes d’une part d’assurer la protection de leurs territoires démarqués ( qui constituent 25% de la forêt amazonienne) et d’autre part d’avoir une activité générant une micro-économie tout en leur permettant d’enseigner leurs traditions et leurs connaissances à la jeunesse.

    L’association soutient aussi les efforts des indigènes à acquérir le savoir nécessaire au sauvetage et à la gestion “à l’occidentale” de leurs territoires.

    Une histoire de respect

    par Almir Narayamoga Surui, Chef du peuple Paiter Surui d’Amazonie

    Notre planète est menacée par le manque de respect à l’égard de la forêt et des êtres qui l’habitent. 

    Cette menace est réelle: pour le constater, il suffit d’observer la pollution des rivières,
    la transformation en pâturages de toutes les forêts et l’oubli de la valeur immense de celles-ci. 

    Nous, membres du clan Gamebey du peuple Suruí du Rondônia au Brésil, nous nous inquiétons des menaces qui pèsent sur
    la biodiversité, parce que nous savons que nous faisons partie de la forêt, dont tous les éléments sont nécessaires à nos vies. 

    Ainsi, par leurs chants, les oiseaux nous transmettent des messages, de bon comme de mauvais augure.
    Les animaux nous préviennent des dangers et rendent nos vies plus sûres et saines, en harmonie avec la nature. 

    Le bruit de l’eau des rivières nous alerte des crues et nous parle de la vie des poissons,
    nous annonçant les temps d’abondance ou de disette. 

    La lune et les étoiles nous montrent le chemin à suivre et nous préviennent des malheurs qui pourraient s’abattrent sur nos villages. 

    Lorsque les hommes coupent la forêt et la brûlent, c’est le soleil qui, par ses couleurs, nous le dit, nous alertant du danger pour les animaux et les êtres humains:
    Lorsque le soleil rougit, ce que beaucoup trouvent beau, nous savons qu’en vérité les arbres et les bêtes sont en train de mourir. 

    Les tons du ciel et les couleurs de l’arc-en-ciel nous disent le temps qu’il va faire. 

    Nous savons que les esprits de la forêt qui protègent les animaux sont attristés par cette destruction irrespectueuse de la Terre Mère. 

    C’est pourquoi nous réaffirmons que pour le clan Gamebey du peuple Surui, la forêt est précieuse, elle fait partie de lui-même. 

    Nul n’a le droit de transformer la forêt toute entière en pâturages et le ciel en cendres ! 

    La forêt par sa diversité de fruits et d’animaux est la condition de notre subsistence durable et de notre survie. 

    La forêt est la lumière de la vie pour l’humanité, et les Surui respectent la vie. 

    Nous voyons que cette lumière est menacée par l’imprévoyance des hommes qui oublient les générations futures. 

    Or, de même que les Surui ont besoin de la forêt pour survivre comme peuple, de même l’humanité ne peut s’en passer. 

    Car si on ne change les modes d’exploitation de la forêt pour cesser de la détruire, c’est la planète entière qui risque de disparaître. 

    Nous qui avons appris de nos anciens que notre Mère la Terre nous a tout donné, la vie, la santé et la valeur de notre culture,
    nous demandons qu’on respecte notre terre et notre histoire.

    Cacoal, 11 août 2005 

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